Grève et manifestations le jeudi 10 mars 2005

 

POUR L'ECOLE PUBLIQUE POUR TOUS
 

Rassemblements à

 

STRASBOURG

MULHOUSE

16 heures

Place de la Gare

16 heures

Place de la Réunion

 

Assemblée générale à 14 h 30 à la Maison des Syndicats à Strasbourg

 

La forte mobilisation de Jeudi 20 janvier et du 5 février  dans l'Education Nationale démontre, s'il en était encore besoin, que les choix du gouvernement concernant l'Education sont majoritairement contestés. Les jeunes inquiets pour leur avenir rejettent massivement une loi qui accentue les inégalités scolaires et sociales.

Les mesures de carte scolaire, de suppressions de postes et de fermetures de classes sont d'une extrême gravité. Elles vont une fois encore réduire l'accueil des élèves en maternelle et l'offre d'enseignements à tous les niveaux de la scolarité. Elles vont diminuer les moyens de lutter contre l'échec scolaire. Elles vont dégrader les conditions de scolarité des élèves et de travail de l'ensemble des personnels.

En matière d'emploi, les choix budgétaires accentuent le recrutement de personnels précaires, corvéables et rejetés très vite dans le chômage, au lieu d'être titularisés. La diminution des recrutements compromet l'avenir de nombreux jeunes qui veulent se destiner aux carrières des métiers de l'éducation.

Le projet de loi d'orientation sur l'Ecole doit être retiré. Le Premier Ministre clame sans cesse " le dialogue social ", mais il refuse d'ouvrir de véritables négociations sur les besoins de l'Ecole.

Cela ne peut plus durer !

C'est pourquoi, avec la plupart des autres organisations syndicales, le SNUEP appelle les personnels, les parents d'élèves, les jeunes et tous les défenseurs de l'Ecole Publique à une journée "école morte" le 10 mars.

Les organisations syndicales CGT, CFDT, CFTC, FO, FSU, UNSA seront dans la rue ce jour-là, secteur public et privé, pour l'emploi, les salaires et la défense des services publics.

POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI FILLON SUR L'ECOLE

CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTES

POUR DEFENDRE ET AMELIORER LE SERVICE PUBLIC D'EDUCATION

 Unsen-cgt, Snetaa-Eil, Sgen-Cfdt, Se-Unsa et Snuep-Fsu

 

Les organisations syndicales Unsen-cgt, Snetaa-Eil, Sgen-Cfdt, Se-Unsa et Snuep-Fsu dénoncent les orientations politiques actuelles en matière d'enseignement professionnel.

 Les suppressions de sections de formation se poursuivent depuis maintenant 3 ans. L'offre d'enseignement professionnel est sérieusement entamée, les conditions d’études pour les jeunes et de travail pour les personnels se dégradent, notamment avec les regroupements en enseignement général.

 Cette situation est le résultat de choix budgétaires qui sacrifient l'emploi dans l'Education nationale et singulièrement dans les Lycées professionnels.

Le budget 2005, qui programme la suppression de 2 166 emplois de PLP, se situe dans la lignée des 2 budgets précédents. Les postes ouverts au concours de recrutement des PLP connaissent une amputation de 1 500 postes en deux ans. Le recrutement prévu pour cette année ne compensera pas les départs prévisibles à la retraite (2 840 recrutements pour 3005 départs).

 Les potentialités de l’enseignement professionnel sont attaquées alors que, dans le même temps, le gouvernement entend promouvoir l’apprentissage.

 Ainsi, la loi d'orientation insiste sur la nécessité d'augmenter de cinquante pour cent le nombre d'apprentis actuellement présents -plus de 20 000 dans les lycées professionnels et les lycées technologiques- pour répondre aux objectifs fixés par le gouvernement de passer de 360 000 à 500 000 apprentis dans et hors Éducation nationale d'ici 2009.

Il y a là une certaine cohérence entre le désengagement de l’Etat vis-à-vis des formations sous statut scolaire et le développement de formations sous contrat d’apprentissage.

 Ne sommes-nous pas dans une stratégie de substitution de l’un par rapport à l’autre ? Les organisations Unsen-cgt, Snetaa-Eil, Sgen-Cfdt, Se-Unsa et Snuep-Fsu, rappellent leur opposition à cette politique qui hypothèque gravement l’avenir. Se trouve en effet posée la pérennité d’un système de formation qui a fait ses preuves.

 S’il est vrai que l’apprentissage complète la formation initiale publique, la complémentarité dont parlent les ministres, et souvent les régions, est un moyen de concurrencer l’enseignement professionnel au profit de l’apprentissage. Il n'est pas, comme le présente la loi Borloo, un dispositif d'insertion réservé aux publics en difficulté. Il n'est pas non plus, loin s'en faut, un remède miraculeux contre le chômage des jeunes comme tente de le faire croire le gouvernement.

Il est conçu davantage comme une réponse politique au chômage des jeunes que comme un véritable dispositif de formation initiale.

 Nous sommes attachés à la défense et à la promotion d’un enseignement sous statut scolaire qui accueille la moitié des élèves scolarisés du second degré, dans les lycées professionnels et les lycées technologiques :

 La mise en place de classes de 3è « découverte professionnelle » 6 heures dans les lycées professionnels complète les actuelles 4è en alternance et réhabilite en fait le palier d’orientation dès la 5è.

 Découvrir les métiers est utile à tout collégien. Ceux qui sont en difficulté n’en ont pas plus, ni plus tôt, besoin ou envie pour vaincre leurs difficultés. Le traitement de ces difficultés nécessite d’autres analyses et d’autres moyens. Loin de cela, on utilise la découverte professionnelle renforcée en 3è comme filière de relégation. La "vocation" de remédiation à l'échec scolaire de l'enseignement professionnel se trouve ainsi confortée. Même si l'enseignement professionnel doit participer, comme les collèges et les LEGT, à la remotivation de certains élèves, le désigner comme le seul recours aux difficultés scolaires conduit à stigmatiser et cette voie et les élèves. C’est par ailleurs oublier que sa principale mission est de leur donner une qualification professionnelle reconnue.

 Ainsi, la loi d’orientation, rejetée par la totalité des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves et de lycéens au Conseil Supérieur de l’Education, constitue une sérieuse menace pour le service public d’éducation dans son ensemble.

Les dispositions concernant l’enseignement professionnel et les PLP sont particulièrement néfastes. Elles annoncent la casse du statut des PLP avec, en perspective, une redéfinition des services et de nouvelles obligations, notamment celle d’enseigner en apprentissage.

 Après le succès des actions du 20 janvier les organisations Unsen-cgt, Snetaa-Eil, Sgen-Cfdt, Se-Unsa et Snuep-Fsu appellent les PLP à préparer activement les actions interprofessionnelles du 10 mars pour la défense du service public et à inscrire dans ces actions les aspects spécifiques portant sur les enjeux de l’enseignement professionnel pour :

 Les organisations Unsen-cgt, Snetaa-Eil, Sgen-Cfdt, Se-Unsa et Snuep-Fsu décident d’entreprendre une campagne de mobilisation de l’ensemble des personnels de la voie professionnelle en lançant un appel unitaire pour arrêter le démantèlement de l’enseignement professionnel initial, public et laïque.

 Dans un premier temps, elles engagent leurs organisations académiques à solliciter, courant mars, des audiences communes auprès des rectorats et conseils régionaux appuyées, partout où c’est possible, par des délégations d’établissement.

Elles se retrouveront afin d’examiner les termes d’une pétition nationale sur le thème « Halte au démantèlement de l’enseignement professionnel ».

 Paris, le 2 mars 2005

LE 10 MARS : ÉDUCATION, RECHERCHE, SERVICES PUBLICS, PRIVÉ

TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION

 

Refus des suppressions de postes, abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, du projet de LOP sur la recherche et l’innovation, exigence de négociations sur nos propositions pour un service public d’éducation qui assure la réussite de tous les jeunes, défense du pouvoir d’achat des actifs et des retraités, défense des statuts et des services publics, refus de l’allongement du temps de travail, refus des transferts de missions et de personnels,...., les mobilisations se multiplient : elles manifestent une volonté croissante d’agir, de ne pas laisser passer de nouvelles régressions, de faire aboutir des revendications. Elles touchent les personnels de l’éducation, les fonctionnaires, les agents des services publics, les salariés du privé, les jeunes.

La seule réponse du gouvernement à cette mobilisation massive a été l’affirmation qu’il poursuivrait la même politique ! Non seulement il ignore les revendications mais il avance des mesures qui constitueraient des régressions supplémentaires.

La FSU se félicite des appels unitaires dans la fonction publique et l’éducation pour une nouvelle journée de mobilisation le 10 mars ; elle se félicite également de l’appel de la FCPE à une journée « Ecole morte » ce jour là. Cette journée doit être l’occasion d’une action d’ampleur associant salariés du public et du privé :

·     parce que la remise en cause du code du travail et la remise en cause des statuts et des services publics sont les deux versants d’un même politique de régression sociale

·     parce que la volonté de remise en cause des 35h et de dégradation supplémentaire des conditions de travail menace aussi bien le public que le privé

·     parce que salariés du privé ou du public, actifs et retraités, voient leurs salaires et pensions stagner, leur pouvoir d’achat régresser alors que les profits des entreprises explosent

·     parce que la lutte pour l’emploi et contre la précarité concerne tous les salariés et donc aussi l’emploi public.

·     parce que des services publics partout performants, une école qui ait les moyens d’assurer la réussite de tous les jeunes sont des facteurs déterminants d’une politique de droits, de justice, de développement économique et social et de vitalité des territoires.

·     parce que le gouvernement reste totalement sourd aux revendications salariales des fonctionnaires et au contraire, essaye de mettre en avant une refonte des statuts qui bouleverserait les principes de la fonction publique.

·     parce qu’il programme pour 2006 de nouvelles suppressions de postes

·     parce qu’en matière d’éducation, tout en faisant quelques concessions aux luttes que nous avons conduites, il avance à marches forcées dans les procédures de vote d’une loi que personnels, jeunes, parents contestent. Il n’apporte aucune réponse aux revendications qui se multiplient sur la carte scolaire. Il ne répond pas à l’urgence de transformer le système éducatif afin de faire réussir tous les élèves..

La FSU appelle les personnels de l’éducation et des services publics à participer massivement à la grève le 10 mars et à manifester pour leurs revendications :

Elle apporte également son soutien à la journée de manifestation des lycéens du 8 mars et à celle des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur le 9 mars. Elle appelle les personnels à débattre des suites de l’action dans les assemblées générales le 10 mars.

 

Texte FSU du 25 février 2005

 

                        

 

 

FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation
 

Amplifier notre action, le 10 mars

 

Le gouvernement continue à se montrer sourd aux revendications exprimées avec force par les personnels et les jeunes : les suppressions de postes se traduisent sur le terrain ; le gouvernement maintient son projet de loi d'orientation sur l'école qui va à l'encontre de la réussite de tous les jeunes et ignore les attentes et les revendications des personnels ; il poursuit les transferts des missions et des personnels ; il rejette les revendications salariales et maintient des décisions qui amputent encore plus le pouvoir d'achat.

Les fédérations appellent donc les personnels à poursuivre leur action et à prolonger la mobilisation :

    -        contre les suppressions de postes qui compromettent l'avenir

     -        pour l'emploi et les salaires

     -        pour un service public d'éducation qui assure véritablement la réussite de tous, ce qui implique l'ouverture de véritables négociations pour une autre loi.

 Sur ces bases, elles se prononcent pour tout mettre en oeuvre afin que l'ensemble des personnels de l'éducation participent activement le 10 mars à la grève et aux manifestations.

 Paris, le 18 février 2005

 

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE

CGT, FO, UNSA, FSU, CFTC

Les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, CFTC) de la Fonction publique, se sont réunies le 18 février 2005.

Elles ont fait le constat que le gouvernement et le ministre de la Fonction publique n’ont pas entendu les revendications salariales exprimées par les personnels. De plus, une nouvelle réduction d’emplois est programmée menaçant davantage la qualité du service public.

Suite à la mobilisation forte du 20 janvier, prolongée le 5 février et, en accord avec l’annonce d’une nouvelle journée interprofessionnelle prévue le 10 mars 2005, les Fédérations FO, CGT, FSU, UNSA, CFTC, se sont prononcées pour tout mettre en œuvre pour que l’ensemble des fonctionnaires et agents publics participent activement, en convergence avec les salariés du privé, ce jour-là, à la grève et aux manifestations.

Elles se rencontreront de nouveau le 22 février pour en mettre en œuvre les modalités. La CFDT se prononcera, à cette occasion, sur sa participation à la journée du 10 mars.

Paris, le 18 février 2005