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Tous en grève le 18 mars 2008 ! |
Refusons
· les suppressions massives de postes
· la généralisation du Bac Pro 3 ans
· la casse des statuts (Rapport Pochard)
Réclamons
· La revalorisation du métier d'enseignant
· Le maintien des sections de BEP
· La valorisation de la voie professionnelle publique
Les organisations syndicales du second degré SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU,
SNFOLC, SUD-Education, UNSEN-CGT
font le constat
qu’aucune réponse n’a été apportée à leur exigence de discussions sur la
revalorisation du métier enseignant (à venir 0,8 % d’augmentation alors que
l’inflation galope…). Le ministre de l’Education Nationale n’a pris aucune
distance vis à vis du rapport Pochard, porteur de dangers pour les
statuts et les missions des enseignants. Elles considèrent que ce rapport ne
peut en aucun cas être une base de discussion. De même, elles demandent au
Recteur l'abandon des lettres de missions, qui remettent en cause la
nature et l'exercice de notre profession.
Dans le même temps l’insuffisance du budget 2008 aboutit à des suppressions massives de postes et de moyens pour la prochaine rentrée dans de très nombreux établissements (11 000 pour la rentrée 2008, 80 000 d’ici 2012) ; dans l'académie de Strasbourg, cela se traduira par la disparition de 216 postes, sous la forme de 111 suppressions et 105 transformations de postes en heures supplémentaires. Elle met en péril l’organisation des enseignements, dégradant les conditions de travail des personnels et des élèves, et porte atteinte à la qualité du service public d’enseignement.
Enfin, les organisations syndicales rappellent leur attachement aux trois voies distinctes de formation, Générale, Technologique et Professionnelle, et leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans que veut imposer le Ministère et qui conduirait en particulier à la disparition des sections de BEP. Déjà dans notre académie, une soixantaine de sections de BEP seront supprimées et remplacées par des sections de bac pro en 3 ans à la rentrée 2008.
Elles appellent les
personnels à participer massivement à la journée de grève et de manifestations
du 18 mars et à se réunir pour débattre des suites.