AGRESSION SANS PRÉCÉDENT CONTRE LA VOIE PROFESSIONNELLE ET SES PERSONNELS
|
GREVE NATIONALE MARDI 7 DECEMBRE 2004 |
La riposte des personnels doit être à la hauteur des attaques contre le Service Public d’Enseignement Professionnel
· Une remise en cause de notre Enseignement par le développement de l’apprentissage au profit d’autres intérêts
· Une remise en cause des options de nos filières
· Un budget qui n’est pas à la hauteur des ambitions déclarées
· Une suppression massive de postes qui ne sera pas comblée par les créations annoncées par le Ministre
· Une remise en cause du système des mutations nationales qui bloquera le mouvement des Personnels
· Une remise en cause du système d’avancement à la hors classe par l’instauration d’un passage au mérite arbitraire
· Une remise en cause de nos obligations de service
ENSEMBLE RÉUSSISSONS CETTE PREMIÈRE Étape de la mobilisation
TOUS EN GRèVE LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN
LE SNUEP-FSU APPELLE À L’ACTION !
GREVE NATIONALE MARDI 7 DECEMBRE 2004
Le Ministre de l’Éducation Nationale a présenté hier, sans grande ambition, les grandes lignes de son futur projet de loi d’orientation sur l’École. Ses déclarations confirment toutes les attaques que subissent depuis de longs mois le Service Public et ses personnels. La présentation de nouvelles mesures en l’absence de moyens pour l’École est une manipulation médiatique. Depuis deux ans le budget de l’Éducation Nationale n’est pas à la hauteur des ambitions déclarées. Annoncer qu’aucun jeune ne doit sortir du système éducatif sans qualification n’est pas une proposition novatrice puisque les précédents objectifs étaient 80 % d’une classe d’âge au niveau du Baccalauréat et aucune sortie sans une qualification minimum de niveaux V.
La définition d’un socle commun de connaissances, s’il est indispensable, est une arme destructrice aux mains de ceux qui souhaitent que l’École s’occupe de quelques savoirs fondamentaux et qui reportent sur d’autres, et notamment sur l’entreprise, la Formation Professionnelle.
Les propositions pour la voie professionnelle confirment nos inquiétudes. Elles reprennent largement les thèses que tentent d’imposer depuis longtemps les défenseurs de l’ultra libéralisme. Déclarer qu’il est indispensable de réduire les filières de formation et de mettre en œuvre une parfaite adéquation avec les besoins de l’économie, donc des entreprises, en est une des illustrations. D’ailleurs le Ministre a repris à son compte les dispositions de la loi BORLOO de cohésion sociale figurant dans son volet relatif à l’apprentissage, en souhaitant une maîtrise d’une part de ce dispositif par le Service Public. LE SNUEP rappelle son opposition à ce système, quel que soit son lieu d’implantation. L’utilisation du mot « alternance » en lieu et place du mot « apprentissage » ne doit pas tromper l’opinion publique, l’objectif est de remplacer, à terme, les sections de l’Enseignement Professionnel par des contrats d‘apprentissage dont on connaît les conséquences néfastes sur la formation des jeunes.
Privilégier l’insertion immédiate au détriment de la formation – seule capable de donner les bases pour les futures adaptations - est un non-sens politique au moment où l’on affirme la nécessité de former des personnels hautement qualifiés capables d’évoluer et d’accéder à la formation continue.
Le SNUEP-FSU n’acceptera pas la réduction des options proposées et tout particulièrement en Baccalauréat Professionnel, options qui sont à l’origine de la richesse et de la réussite de ces diplômes.
Il est contradictoire de se déclarer préoccupé par l’égalité des chances alors que l’on fait la promotion du Baccalauréat Professionnel en trois ans (souvent en apprentissage) privant ainsi à terme l’accès à ce diplôme des jeunes de niveau V issus des sections de BEP.
L’orientation vers la voie professionnelle méritait une plus grande attention, une plus grande vigilance et un plus grand courage politique. Encore une fois, le Ministre réserve au collège, l’option « découverte de la voie professionnelle » aux seuls élèves en difficultés.
Depuis des mois les personnels sont attaqués quotidiennement :
Remise en cause du système des mutations nationales déjà fortement dégradées, privant ainsi de nombreux enseignants de possibilités d’affectation.
Remise en cause du système d’avancement à la hors classe qui voudrait substituer à un passage à l’ancienneté (revalorisation), une prime au mérite.
Suppression massive de postes d’enseignants qui ne seront pas comblés par les quelques créations annoncées par le Ministre
Non-création des postes nécessaires pour les concours de recrutement.
Promotion de l’apprentissage comme modèle de formation, idée chère au MEDEF et dispositif qui n’a jamais fait ses preuves.
Perte conséquente de notre pouvoir d’achat alors que nos charges de travail ne cessent de croître.
Certes le Ministre ne reprend pas à son compte les propositions provocatrices du rapport THELOT concernant le service des enseignants, mais il propose l’obligation d’heures supplémentaires obligatoires destinées à remplacer les enseignants absents. Alors que des moyens sont indispensables pour assurer dans nos lycées la concertation et la mise en œuvre de nombreux projets comme le soutien et l’aide indiviualisée, la seule proposition est d’augmenter le temps de travail au détriment des objectifs pédagogiques d’une classe.
Avec les autres personnels du second degré, le SNUEP-FSU appelle à l’action le MARDI 7 DECEMBRE 2004.
UNE REPONSE S’IMPOSE FACE À L’AGRESSION SANS PRÉCÉDENT DE LA VOIE PROFESSIONNELLE ET DE SES PERSONNELS.
Cette grève nationale est une première étape de la mobilisation.
Le Secrétariat National