POUR UNE EUROPE PLUS SOCIALE

Pour la promotion de l’emploi
ainsi que la défense des droits sociaux

 

Rassemblement et manifestation
le samedi 3 Avril 2004 à 14H30

Place de la Bourse à STRASBOURG

 

v   POUR L’EMPLOI ET LES DROITS SOCIAUX

L’emploi est la première des exigences sociales, la première préoccupation des salariés et de leurs organisations syndicales.

La précarité se développe dans toute l’Europe, aux dépens du droit des salariés à une vie digne et épanouissante.

La pauvreté et l’exclusion augmentent. Les restructurations d’entreprise détruisent des bassins d’emploi entiers, les salariés européens sont mis en situation de concurrence entre eux, faute d’un haut niveau de droits sociaux européens et d’harmonisation fiscale. Les politiques de l’emploi développées tant en Europe que dans les différents pays ne sont pas à la hauteur des défis de l’accroissement du chômage et de ses conséquences.

Seule une véritable stratégie européenne coordonnée permettrait de se rapprocher de l’objectif de plein emploi.

 

v   POUR LA PROTECTION SOCIALE ET POUR LES SERVICES PUBLICS

Les régimes de protection sociale nationaux,dont les systèmes publics de santé et d’assurance maladie, constituent un élément fondamental du modèle social européen qui garantit un espace commun de justice et de cohésion sociale.

Toute réforme du système de santé doit garantir les principes de qualité, de proximité, d’égalité d’accès, soutenu par un financement viable et équitable.

Ces principes doivent guider l’ensemble des règles relatives aux services publics en France comme en Europe et être consacrés dans une directive cadre, comme le revendique la CES.

 

v   DES MOBILISATIONS EN FRANCE ET EN EUROPE

A l’heure de son élargissement, l’Union européenne forte de ses 25 membres doit réaffirmer et promouvoir une plate forme sociale solide englobant les droits des travailleurs, le dialogue social, les négociations collectives, des services d’intérêt général de qualité accessibles à tous, et un haut niveau de protection sociale qui participe aux valeurs de l’UE et à leur mise en oeuvre.

La recherche d’un taux d’emploi élevé, d’emploi durable et de qualité, passe notamment par une véritable politique industrielle, des investissements concertés dans les grandes infrastructures, une politique de recherche et d’innovation correspondant aux objectifs de Lisbonne, dotée des moyens nécessaires, et par une politique de formation tout au long de la vie.

Ceci pose la question du budget communautaire qui est insuffisant pour financer des politiques coordonnées en Europe, nécessaires à une croissance économique créatrice d’emplois et au progrès social, et à une bonne intégration des 10 pays entrants.

 

Pour l’ensemble de ces objectifs, la FSU appelle, simultanément avec la Confédération Européenne des Syndicats et ses organisations françaises (CGT, CFDT, CGC, FO, UNSA, CFTC), à une journée de mobilisation et de manifestation le 3 avril 2004

 

 

Des associations et des partis politiques se joindront à la manifestation syndicale


Communiqué

FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION
Le gouvernement refuse toujours d’entendre les revendications
ELLES APPELLENT LES PERSONNELS À MAINTENIR LA PRESSION, À POURSUIVRE LES ACTIONS ENGAGÉES

Alors que les personnels de l’éducation et de la recherche se sont fortement mobilisés le 12 mars et que les journées du 18 et du 19 mars ont montré une amplification du mouvement dans la recherche et parmi les étudiants, les fédérations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education constatent que le gouvernement refuse toujours d’entendre les revendications, que ce soit en matière d’emploi, de précarité, de moyens pour les services publics, de transfert des personnels et d’ambition pour la réussite de tous les jeunes.

Elles exigent des réponses concrètes.

Elles appellent les personnels à maintenir la pression, à poursuivre les actions engagées et à faire des journées de mobilisation européennes du 2 et 3 avril un nouveau temps fort d’expression de leurs revendications en matière d’emploi, de précarité, de service public et de protection sociale.

Avant le vote de la loi elles s’adresseront de nouveau aux groupes parlementaires et aux présidents de conseils généraux et régionaux pour réaffirmer les raisons de leur refus du transfert des missions et des personnels, notamment les TOS.

Elles décident du principe d’une nouvelle journée nationale d’action en mai ; elles se réuniront le 28 avril pour en arrêter les modalités.

22 mars 2004