Commentaires sur la hors-classe 2007
Un contingent en hausse mais un âge moyen des promus en baisse
Rappel des contingents antérieurs :
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
33 |
68 |
73 |
59 |
63 |
65 |
79 |
Comme l'indique le tableau ci-dessous, l'âge moyen des PLP promus a baissé d'une année, ce qui ne va pas dans les sens de la hors-classe pour le plus grand nombre.
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Age moyen |
Nb d'années dans le 11ème échelon |
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2 ans ou moins |
3 ou 4 ans |
Plus de 4 ans |
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HC 2007 |
53,96 |
32,91% |
32,91% |
34,17% |
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HC 2006 |
54,88 |
10,61% |
39,39% |
50% |
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HC 2005 |
52,90 |
42,85% |
34,92% |
23,33% |
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HC 2004 |
54,25 |
8,47% |
45,76% |
45,76% |
Il reste un nombre important de collègues âgés de 57 ou plus non promus (118) ; l'espoir de passer à la hors-classe avant leur départ reste mince pour nombre d'entre eux. D'ailleurs, il est trop tard pour 18 d'entre eux, la demande de départ à la retraite ayant été effectuée.
Elle est en baisse cette année puisque, sur les 10 collègues promus qui en sont bénéficiaires, seuls trois lui doivent leur accession à la hors-classe.
Le petit nombre de collègues dans de nombreuses spécialités rend la comparaison hasardeuse, puisque l'on note des écarts de 0 à 100% de promus suivant les disciplines. Néanmoins on notera qu'un rééquilibrage s'est opéré entre les disciplines d'enseignement général et les disciplines professionnelles, comme le montre la colonne "pourcentage d'agents au 11ème échelon promus", qui semble être le critère le plus pertinent. En effet, les collègues d'enseignement général représentent 32,26% des promouvables au 11ème échelon et 34,18% des promus contre respectivement 67,74 et 65,82% des collègues de disciplines professionnelles. L'an dernier, les disciplines générales avaient été nettement pénalisées.
Un professeur de CFA a enfin été promu : c'est le premier depuis la création de la hors-classe.
6 promus cette année contre 8 l'an dernier. C'est une diminution notable, d'autant plus que le nombre total de promus a augmenté. L'influence de la bonification "établissement difficile" a été nulle cette année alors qu'elle avait joué un grand rôle l'année passée. Le pourcentage des promus travaillant dans l'AIS est redevenu inférieur au pourcentage de l'ensemble des promus.
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Nombre de promouvables au 11ème échelon |
Nombre de promus |
||||
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SEGPA/EREA |
Ensemble |
SEGPA/EREA |
Ensemble |
||
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Promus |
% |
Promus |
% |
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2007 |
31 |
310 |
6 |
19.35% |
78* |
25,16% |
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2006 |
34 |
323 |
8 |
23,53% |
66 |
20,43% |
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2005 |
36 |
374 |
2 |
5,55% |
63 |
16,85% |
* Une décision de promotion a été prise par le recteur pour un agent au 9ème échelon.
La moyenne de la traduction chiffrée des appréciations des chefs d'établissement poursuit la tendance à la hausse observée l'an dernier (de 9,99 à 10,59) mais l'écart entre les établissements est toujours considérable (8 points d'écart entre les extrêmes). Certains établissements affichent une moyenne plus de deux fois supérieure à d'autres (de 7 à 15). Devons-nous en déduire que les collègues sont deux fois plus méritants dans certains établissements ? Or, on remarque que la plupart des établissements mal classés sont des établissements à dominante industrielle, avec un public réputé difficile. Une manière originale de "récompenser" les professeurs intervenant dans ces établissements.
Nous estimons que la notation par le chef d'établissement reflète principalement la qualité des relations humaines et professionnelles que ce dernier a su établir avec son équipe pédagogique.
Par rapport à l'an dernier, on observe que certains établissements restent dans le haut du tableau. C'est le cas pour les lycées suivants : Rebberg à Mulhouse, Stanislas à Wissembourg, Couffignal et Geiler à Strasbourg, le LPE de Sélestat, Yourcenar à Erstein et Schwendi à Ingersheim.
D'autres voient leur moyenne augmenter : Schongauer à Colmar, Le Corbusier à Illkirch, Oberlin à Strasbourg, les CFA du Bas-Rhin, Briand à Schiltigheim et Ste Marie aux Mines.
Par contre, les établissement suivants sont en baisse : Goulden à Bischwiller, Dumas à Illkirch, Blaise Pascal à Colmar, Haute Bruche à Schirmeck, Pointet à Thann, Deck et Storck à Guebwiller
Enfin certains établissements restent fermement accrochés à la queue de classement : l'EREA d'Illkirch et Charles Frey à Strasbourg sont des habitués et Mathis de Schiltigheim fait un retour remarqué en fin de tableau. Stoessel à Mulhouse, Bugatti à Illzach, Nessel à Haguenau, Zurcher à Wittelsheim et Gutenberg à Illkirch ont conservé leur médiocre classement.
Les écarts entre les établissements sont toujours énormes, les disparités entre les disciplines sont toujours importantes, et l'accès à la hors-classe est toujours conditionné principalement par l'avis des inspecteurs, les chefs d'établissement pouvant exercer un pouvoir de nuisance non négligeable en fermant la porte.
Le SNUEP-FSU fait des propositions pour que la part du "mérite" soit réduite le plus possible, voire supprimée, afin que le maximum d'enseignants partent à la retraite avec la hors-classe.
D'ailleurs, ses mandats précisent que l'indice terminal de la hors-classe devrait être inclus dans les 11 échelons de la grille.
Extrait de la motion "Statut des PLP-CPE" du Congrès de Sablé (6 au 9 juin 2006) :
Nous revendiquons le 11ème échelon à l’indice 782 en vingt ans de carrière (Grand Choix pour tous) et la création de deux échelons supplémentaires à progression régulière pour tous tous les trois ans pour atteindre l’indice 962 (indice le plus élevé de la carrière des enseignants du second degré).
Nous demandons l’abandon de toute notion de mérite, notion subjective car ne reposant que sur des appréciations ponctuelles et partisanes qui contribuent à créer un climat malsain au sein des équipes pédagogiques.
La CAPA des promotions à la hors-classe des PLP s'est réunie le 12 juin 2007.
Les représentants du personnel ont manifesté à nouveau leur opposition au mode d'accès actuel à la hors-classe par une déclaration liminaire intersyndicale (SNUEP-FSU, SGEN-CFDT, FO-LC, CGT Educ'Action, SNETAA) condamnant la circulaire rectorale.
Les organisations syndicales ont proposé une liste de collègues à promouvoir selon des critères d'âge et d'ancienneté dans le 11éme échelon.
L'administration a refusé cette proposition et a décidé de promouvoir les 76 premiers au barème, auxquels elle a ajouté deux collègues nés en 1946 et 1947, respectivement 86ème et 87ème, avec au moins un avis exceptionnel.
Elle s'est permis également de promouvoir un professeur au 9ème échelon classé 409ème.
Les syndicats ont protesté contre cette dimension supplémentaire de mérite dans un dispositif qui en est déjà fortement teinté.
Les chefs d’établissements ont émis 61 avis moins favorables que l’année précédente mais ils étaient tenus de justifier cette baisse. Le Rectorat a mis d’office l’appréciation de l’année dernière à toute baisse non justifiée.