Le gouvernement reste sourd aux revendications.(Voir les communiqués ci-dessous). L'action doit se poursuivre et s'étendre.

  STRASBOURG

  Lundi 2 juin 2003

  le ministre Delevoye a invité, à la préfecture à Strasbourg, les organisations syndicales de la Fonction publique à le rencontrer, à 12 h 15. Les O S  iront, pour présenter les revendications sur les retraites et la décentralisation, puis sortiront en laissant un observateur.

Elles appellent les fonctionnaires à tenir

  un rassemblement place Broglie entre 12 h et 14 h.

  Mardi 3 juin 2003

manifestation intersyndicale et interprofessionnelle
à partir de 11 h, place de l'Etoile


  MULHOUSE

Lundi 2 juin

Rassemblement devant le Lycée Lambert Mulhouse à 14h

(Visite du Recteur).

Mardi 3 Juin

16 h 30 place de la Réunion


COLMAR 

 Mardi 3 Juin

10 h à la Préfecture


Communiqué FSU

J.P.Raffarin sourd aux revendications

 

Les personnels de l’Éducation Nationale attendaient beaucoup du Comité Interministériel sur l’Éducation. Ils avaient clairement formulé leurs exigences et la force de cette journée de grève et de manifestations a bien montré leur détermination.

Le Premier Ministre n’a pas répondu à ces attentes. Tout en tenant un discours lyrique sur le métier d’enseignant, il n’annonce rien de nouveau ni sur la décentralisation pour laquelle il propose une pseudo négociation sur la seule mise en œuvre - ce que nous refusons depuis le 14 mars- ni sur les retraites où il se contente de répéter et justifier le contenu de son projet de loi, ni sur les moyens pour rendre effective la priorité à l’Éducation, ni sur les MI-SE et aides éducateurs qu’il ignore totalement, ni sur la loi sur l’ « autonomie » des universités.

Répétant à l’envi les mots « entendre » et « écouter » il continue de faire preuve de surdité. Il fait le choix de l’impasse et porte la responsabilité de la prolongation et du durcissement du conflit.

La FSU confirme son appel à poursuivre les actions et les grèves et sa proposition d’une nouvelle journée d’action tant au plan de l’Education qu’au plan interprofessionnel le 3 juin.

   

Déclaration commune CGT, CGT-FO, UNSA, FSU du 28 mai 2003

 

Pour les organisations syndicales CGT, CGT-FO, UNSA, FSU, l’ampleur de la manifestation nationale du 25 mai à Paris, ainsi que les très nombreuses initiatives qui ont eu lieu et se poursuivent dans toute la France, expriment clairement la volonté des salariés du privé et du public : l’exigence d’une réforme des retraites autre que le projet de loi que le gouvernement vient de décider de soumettre au Parlement.

Aujourd’hui, le Conseil des ministres vient de confirmer la volonté du gouvernement de passer en force.

Face à la propagande gouvernementale et aux déclarations ministérielles provocatrices et mensongères, les salariés – et la majorité de l’opinion publique avec eux – ne sont pas dupes.

§       Il n’y a pas eu de véritables négociations et le gouvernement ne peut se prévaloir, devant la représentation nationale, de l’approbation de son projet de loi par les partenaires sociaux.

§       La baisse du niveau des pensions et des retraites, pour les salariés du privé comme du public, sera importante et produira des effets dévastateurs sur les conditions de vie des futurs retraités.

§       L’avenir des régimes par répartition, faute de ressources supplémentaires reposant sur une nouvelle répartition des richesses, n’est pas assurée et l’épargne retraite par capitalisation fait bien partie du projet de loi.

    En conséquence, les organisations syndicales, CGT, CGT-FO, UNSA, FSU réaffirment leur exigence d’une véritable négociation et d’un débat démocratique pour construire le projet de réforme permettant de garantir l’avenir de nos retraites.

Alors que les actions et les grèves sont décidées et se développent dans de nombreux secteurs, y compris dans les entreprises privées, la CGT, la CGT-FO, l’UNSA, la FSU appellent les salariés à amplifier la mobilisation. Dans cette démarche, elles mettent tout leur poids.

En effet, seule une généralisation du mouvement, privé/public, et s’inscrivant dans la durée, pourra faire revenir le gouvernement sur ses choix néfastes. C’est une mobilisation générale qu’il faut organiser. Dans cette perspective, la CGT, la

CGT-FO, l’UNSA et la FSU appellent les salariés à faire du 3 juin un rendez-vous majeur de grèves et de manifestations. Elles sont prêtes à donner, avec eux, à cette journée, tous les prolongements indispensables.