Le
gouvernement reste sourd aux revendications.(Voir les communiqués ci-dessous).
L'action doit se poursuivre et s'étendre.
STRASBOURG
Elles
appellent les fonctionnaires à tenir
manifestation
intersyndicale et interprofessionnelle
à partir de 11 h, place de l'Etoile
Lundi 2 juin
Rassemblement
devant le Lycée Lambert Mulhouse à 14h
(Visite
du Recteur).
16 h 30 place de la Réunion
COLMAR
Mardi 3 Juin
10
h à la Préfecture
Communiqué
FSU
J.P.Raffarin
sourd aux revendications
Les
personnels de l’Éducation Nationale attendaient beaucoup du Comité
Interministériel sur l’Éducation. Ils avaient clairement formulé leurs
exigences et la force de cette journée de grève et de manifestations a bien
montré leur détermination.
Le
Premier Ministre n’a pas répondu à ces attentes. Tout en tenant un discours
lyrique sur le métier d’enseignant, il n’annonce rien de nouveau ni sur la
décentralisation pour laquelle il propose une pseudo négociation sur la seule
mise en œuvre - ce que nous refusons depuis le 14 mars- ni sur les retraites où
il se contente de répéter et justifier le contenu de son projet de loi, ni sur
les moyens pour rendre effective la priorité à l’Éducation, ni sur les
MI-SE et aides éducateurs qu’il ignore totalement, ni sur la loi sur l’
« autonomie » des universités.
Répétant
à l’envi les mots « entendre » et « écouter » il
continue de faire preuve de surdité. Il fait le choix de l’impasse et porte
la responsabilité de la prolongation et du durcissement du conflit.
La
FSU confirme son appel à poursuivre les actions et les grèves et sa
proposition d’une nouvelle journée d’action tant au plan de l’Education
qu’au plan interprofessionnel le 3 juin.
Déclaration commune CGT, CGT-FO,
UNSA, FSU du 28 mai 2003
Pour les
organisations syndicales CGT, CGT-FO, UNSA, FSU, l’ampleur de la manifestation
nationale du 25 mai à Paris, ainsi que les très nombreuses initiatives qui ont
eu lieu et se poursuivent dans toute la France, expriment clairement la volonté
des salariés du privé et du public : l’exigence d’une réforme des
retraites autre que le projet de loi que le gouvernement vient de décider de
soumettre au Parlement.
Aujourd’hui,
le Conseil des ministres vient de confirmer la volonté du gouvernement de
passer en force.
Face à la propagande gouvernementale et aux déclarations ministérielles provocatrices et mensongères, les salariés – et la majorité de l’opinion publique avec eux – ne sont pas dupes.
§
Il n’y a pas eu de véritables négociations et le gouvernement
ne peut se prévaloir, devant la représentation nationale, de l’approbation
de son projet de loi par les partenaires sociaux.
§
La baisse du niveau des pensions et des retraites, pour les salariés
du privé comme du public, sera importante et produira des effets dévastateurs
sur les conditions de vie des futurs retraités.
§
L’avenir des régimes par répartition, faute de ressources
supplémentaires reposant sur une nouvelle répartition des richesses, n’est
pas assurée et l’épargne retraite par capitalisation fait bien partie du
projet de loi.
En conséquence, les
organisations syndicales, CGT, CGT-FO, UNSA, FSU réaffirment leur exigence
d’une véritable négociation et d’un débat démocratique pour construire
le projet de réforme permettant de garantir l’avenir de nos retraites.
Alors
que les actions et les grèves sont décidées et se développent dans de
nombreux secteurs, y compris dans les entreprises privées, la CGT, la CGT-FO,
l’UNSA, la FSU appellent les salariés à amplifier la mobilisation. Dans
cette démarche, elles mettent tout leur poids.
En
effet, seule une généralisation du mouvement, privé/public, et s’inscrivant
dans la durée, pourra faire revenir le gouvernement sur ses choix néfastes.
C’est une mobilisation générale qu’il faut organiser. Dans cette
perspective, la CGT, la
CGT-FO, l’UNSA
et la FSU appellent les salariés à faire du 3 juin un rendez-vous majeur de grèves
et de manifestations. Elles sont prêtes à donner, avec eux, à cette journée,
tous les prolongements indispensables.