défendons-les !
STRASBOURG
10
HEURES
PLACE DE LA BOURSE |
MULHOUSE
17 HEURES PLACE DE LA RÉUNION |
Le
gouvernement a confirmé sa volonté de faire reculer de manière considérable
les droits en matière de retraite, visant en fait une baisse très importante
du taux de remplacement et du niveau des pensions (voir appel page suivante).
Or, comme les travaux du COR (Conseil d'Orientation des Retraites) l'ont montré, le maintien des conditions actuelles de départ à la retraite est possible, au prix d'un certain effort de la nation, bien sûr. Cet effort est chiffré à environ 4% d'augmentation de la part du PIB consacré aux retraites sur les 40 prochaines années, et 6,5% si l'on annule les réformes Balladur concernant le privé, soit le même effort que celui qui a été consenti ces 40 dernières années.
Nous
sommes en présence d'un choix collectif à faire : celui de la part des
richesses à consacrer aux retraites et celui des modalités de leur
financement. C'est donc une question de répartition du revenu et de réforme
des prélèvements fiscaux et sociaux.
Il
ne faut surtout pas penser que tout est déjà bouclé ou culpabiliser au prétexte
qu'il y aurait des différences de traitement entre le public et le privé :
ce serait faire le jeu du MEDEF, du gouvernement et de tous ceux qui pratiquent
le bourrage de crâne par media interposé.
Pour dire non à la régression programmée des retraites, répondons à l'appel des organisations de fonctionnaires et du secteur privé !
La
FSU a édité un ouvrage très instructif sur les retraites : "retraites,
faux problèmes, vraies solidarités".
Nous
vous le ferons parvenir contre un chèque de 6 €. Demandez-le !
(CGT
– FO – UNSA – FSU – CFTC - CGC)
Pour
nos retraites et nos revendications
tous dans l'action le 3 avril
grèves, manifestations...
Les
organisations syndicales de la Fonction publique constatent que les rencontres
bilatérales avec le Ministre de la Fonction publique n’ont permis de lever
aucune des craintes exprimées dans leur communiqué du 10 mars ; elles les
ont même renforcées.
Le gouvernement cible notamment
la durée des cotisations, la mise en place d’une décote (pour annuités
manquantes). Il remet en cause le salaire de référence (les 6 derniers mois),
l’indexation des retraites (sur la situation des actifs), les avantages
familiaux, la règle des 15 ans (effets sur le minimum de pension…), le
classement en service actif.
Il y ajoute encore la création
d’une caisse pour les agents de l’état,
l’augmentation des cotisations, la création d’un régime complémentaire…
Il en a rajouté ces derniers
jours, en annonçant un inacceptable troc entre salaires et emplois, confirmant
ainsi de nouvelles et importantes réductions de l’emploi public.
Avec de telles orientations,
c’est le service public, déjà affaibli, qui serait appelé à reculer en
termes de champs d’intervention, de proximité, de capacité à assurer l’égalité
de droits sur tout le territoire, de cohérence, comme en terme d’efficacité.
Pour obtenir l’ouverture de négociations
et peser sur les choix du gouvernement, elles appellent l’ensemble des
personnels
à cesser le travail et à manifester massivement le 3 avril.
à
développer et à amplifier à tous les niveaux une large démarche
unitaire.