Nos retraites sont gravement menacées :
 défendons-les !

  GRÈVE ET MANIFESTATION LE 3 AVRIL 2003

STRASBOURG
10 HEURES

PLACE DE LA BOURSE

MULHOUSE

17 HEURES

PLACE DE LA RÉUNION

 

Le gouvernement a confirmé sa volonté de faire reculer de manière considérable les droits en matière de retraite, visant en fait une baisse très importante du taux de remplacement et du niveau des pensions (voir appel page suivante).

Or, comme les travaux du COR (Conseil d'Orientation des Retraites) l'ont montré, le maintien des conditions actuelles de départ à la retraite est possible, au prix d'un certain effort de la nation, bien sûr. Cet effort est chiffré à environ 4% d'augmentation de la part du PIB consacré aux retraites sur les 40 prochaines années, et 6,5% si l'on annule les réformes Balladur concernant le privé, soit le même effort que celui qui a été consenti ces 40 dernières années.

Nous sommes en présence d'un choix collectif à faire : celui de la part des richesses à consacrer aux retraites et celui des modalités de leur financement. C'est donc une question de répartition du revenu et de réforme des prélèvements fiscaux et sociaux.

Il ne faut surtout pas penser que tout est déjà bouclé ou culpabiliser au prétexte qu'il y aurait des différences de traitement entre le public et le privé : ce serait faire le jeu du MEDEF, du gouvernement et de tous ceux qui pratiquent le bourrage de crâne par media interposé.

Pour dire non à la régression programmée des retraites, répondons à l'appel des organisations de fonctionnaires et du secteur privé !


La FSU a édité un ouvrage très instructif sur les retraites : "retraites, faux problèmes, vraies solidarités".

Nous vous le ferons parvenir contre un chèque de 6 €. Demandez-le !


Appel commun des organisations de la Fonction publique

(CGT – FO – UNSA – FSU – CFTC - CGC)

Pour nos retraites et nos revendications
tous dans l'action le 3 avril

grèves, manifestations...

Les organisations syndicales de la Fonction publique constatent que les rencontres bilatérales avec le Ministre de la Fonction publique n’ont permis de lever aucune des craintes exprimées dans leur communiqué du 10 mars ; elles les ont même renforcées.

  Le Ministre de la Fonction publique, en recevant les syndicats lors de rencontres bilatérales, a confirmé la volonté de faire reculer de manière considérable les droits en matière de retraite, visant en fait une baisse très importante du taux de remplacement et du niveau des pensions.

Le gouvernement cible notamment la durée des cotisations, la mise en place d’une décote (pour annuités manquantes). Il remet en cause le salaire de référence (les 6 derniers mois), l’indexation des retraites (sur la situation des actifs), les avantages familiaux, la règle des 15 ans (effets sur le minimum de pension…), le classement en service actif.

Il y ajoute encore la création d’une caisse pour les agents de l’état, l’augmentation des cotisations, la création d’un régime complémentaire…

  Dans le même temps, le Ministre s’est opposé à toute ouverture immédiate de négociations salariales, renvoyant l’éventualité de celles-ci… en septembre, et ce alors que le pouvoir d’achat des personnels s’est fortement détérioré.

Il en a rajouté ces derniers jours, en annonçant un inacceptable troc entre salaires et emplois, confirmant ainsi de nouvelles et importantes réductions de l’emploi public.

Avec de telles orientations, c’est le service public, déjà affaibli, qui serait appelé à reculer en termes de champs d’intervention, de proximité, de capacité à assurer l’égalité de droits sur tout le territoire, de cohérence, comme en terme d’efficacité.

  Dans la continuité de leur déclaration du 10 mars 2003, les organisations syndicales de la Fonction publique s’inscrivent dans la journée d’action interprofessionnelle du 3 avril.

Pour obtenir l’ouverture de négociations et peser sur les choix du gouvernement, elles appellent l’ensemble des personnels