VENDREDI 12 MARS 2004
GREVE NATIONALE UNITAIRE

(FSU, FERC-CGT, SGEN-CFDT, UNSA Education)

CONTRE DES DECISIONS BUDGETAIRES INACCEPTABLES

 EFFONDREMENT DES RECRUTEMENTS,
SUPPRESSIONS D’EMPLOIS,
MONTEE DE LA PRECARITE

La vie des établissements est compromise : (DHG insuffisante, suppressions de postes, classes chargées…)
L’avenir des jeunes et celui du Service Public d’Education
sont mis en danger.

 

STRASBOURG
9 h : assemblée générale intersyndicale départementale

Maison des Syndicats 1 rue Sédillot à Strasbourg

10 h 30 : manifestation
place de la Bourse

MULHOUSE
15 h 30 : assemblée générale à l’initiative de la FSU

Maison des Associations
62 rue de Soultz à Bourtzwiller

17 h : manifestation
devant la Sous-Préfecture  

Communiqué

RECRUTEMENTS, EMPLOI, PRECARITE :
GREVE NATIONALE LE 12 MARS 2004

FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA EDUCATION

Les Fédérations FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education appellent les personnels de l’éducation et de la recherche à une journée nationale de grève le 12 mars 2004.

Elles dénoncent ainsi la situation faite aux services publics d’éducation et de recherche à la suite des décisions budgétaires prises par le gouvernement. C’est l’avenir des jeunes qui est menacé aussi bien par les suppressions de moyens que par les choix brutaux en matière de recrutement. Ces choix ont également pour conséquence l’accroissement de la précarité. Ils s’accompagnent du maintien du transfert massif de personnels aux collectivités locales.

Elles appellent à multiplier les actions qui se sont déjà développées, que ce soit au plan des académies ou des départements ou nationalement dans la Recherche Publique.

Paris, le 9 février 2004


Refuser l’effondrement du second degré

Une rentrée 2004 catastrophique :

·         Suppression de 4300 emplois d’enseignants dans le second degré.

Conséquences : suppressions d’options, de sections, augmentation des effectifs par classe, multiplication des services partagés, des TZR pressurisés, explosion de la précarité.

·         Disparition de plus de 10 000 adultes chargés de l’encadrement éducatif (- 9000 surveillants :- 15 000 aides-éducateurs, + 13 000 assistants d’éducation).

·         Suppression de près de 1000 emplois d’ATOSS.

 

Des recrutements qui s’effondrent aux concours 2004

·         - 30% aux concours externes, dont – 38,8% pour les PLP, 36,7% pour les CPE.

·         - 43% aux concours réservés.

·         - 62.9% aux concours professionnels.

·         Aucune augmentation des postes aux concours internes.

 

Alors que ces suppressions sont faites au nom d’une réduction des dépenses publiques, le gouvernement vient de décider de dépenser 1,5 milliards d’euros pour l’allégement des charges dans la restauration.

Cela représente le coût de près de 50 000 emplois d’enseignants !

C’est bien un choix politique qui compromet gravement l’avenir de notre système éducatif et de la formation des élèves.

 Contribuons à construire le grand mouvement unitaire dont nous avons besoin

 Le 12 mars
Affirmons d’autres ambitions !


Exemples de chute des recrutements aux concours externes :

Discipline

Postes 2003

Postes 2004

Evolution
2003-2004

Pourcentage

CAPLP

3105

1900

- 1205

- 38,8%

Agrégation

2100

1750

- 350

- 16,7%

Capes

8850

6640

- 2210

- 25%

Capeps

1330

780

- 550

- 41,3%

Capet

1025

640

- 385

- 37,5%

CPE

600

380

- 220

- 36,7%

CO-Psy

190

110

- 80

- 42,1%

Quelques exemples de disciplines particulièrement touchées en PLP

Maths-Sciences

496

290

- 206

- 41,6

Lettres-histoire

470

300

- 170

- 36,4%

Anglais-lettres

315

100

- 215

- 68%

Allemand-lettres

17

5

- 12

- 70,6

Espagnol-Lettres

40

15

- 25

- 60%

Electronique

70

20

- 50

- 71,4%

Electrotechnique

125

40

- 85

- 68%

Bio Santé-envir.

125

85

- 40

- 32%

Comm. Adm. Bur.

100

67

- 33

- 33%

Compta. Bur.

156

95

- 61

- 39%

Vente

156

110

- 46

- 29,5%

Productique

84

58

- 26

- 31%

Const. réalisation

40

25

- 15

- 37,5%

Arts appliqués

104

65

- 39

- 37,5%

Après des années de campagne promotionnelle sur le thème « Et si l’avenir, c’était vous ? » (sic), supprimer 5500 postes revient à claquer brutalement la porte au nez de dizaines de milliers d’étudiants qui se sont orientés vers les métiers de l’enseignement.

Etre embauché comme vacataire, ce n’est pas cela l’avenir.

 

Alors que les départs en retraite vont s’accélérer massivement dans les prochaines années, alors que diverses études internationales alertent sur la pénurie d’enseignants qui guette les pays développés, le gouvernement prend le pari de réduire massivement les emplois publics.

Dissuader les jeunes diplômés de s’orienter vers l’Education Nationale, c’est créer les conditions d’une prochaine crise des recrutements.