GRÈVE ET RASSEMBLEMENTS UNITAIRES LE
18 MARS
|
à
10 heures |
à
10 heures MULHOUSE |
PRIORITÉ
À L'ÉDUCATION… NATIONALE !
Dans
leurs récentes actions, les personnels de l’Éducation, les parents d’élèves,
les étudiants ont manifesté avec force l’exigence d’un retour à une
priorité à l’Éducation et à une politique favorisant la réussite de
tous les jeunes.
Le
gouvernement est resté sourd à ces revendications. Pire même, dans un
discours maximaliste et provocateur, le Premier Ministre a annoncé le
transfert de 100 000 fonctionnaires (TOS, Assistants sociaux, médecins
scolaires, Conseillers d'Orientation…) vers les collectivités territoriales.
Ces mesures menacent l’unité et l’efficacité du service public, le
travail en équipe dans les établissements, la cohérence des formations et
des interventions, l’égalité d’accès à une formation de qualité.
De
plus, le transfert aux régions des compétences en matière de formation
professionnelle et d’orientation fait courir le risque de séparer ces
domaines de l’ensemble du système éducatif et de les piloter à partir de
visions à courtes vues des besoins de l’économie locale.
Or
nous avons assisté ces dernières années, sous l'emprise de la Région
Alsace, à un développement extrêmement important de l'apprentissage, qu'il
soit public ou privé au détriment de la formation initiale publique en lycée
professionnel.
Quel
serait alors le rôle du LP, dans la perspective d'une formation
professionnelle dévolue à la Région, quand on sait qu'il a déjà perdu
plusieurs milliers d'élèves ces dernières années ? En serait il réduit
à former les laissés pour compte de l'apprentissage, ceux à qui les patrons
et les tuteurs n'ont pas cru devoir offrir un contrat ?
Qu'en
serait-il de l'articulation entre la voie professionnelle et les autres voies,
générale et technologique, où la présence de passerelles permet au plus
grand nombre de poursuivre une formation en fonction de ses capacités et de
ses goûts.
Et
que restera-t-il de notre statut de fonctionnaire d'État, dans le cadre de ce
qui s'apparente à une véritable dénationalisation du Service Public ?
Le
Secrétariat du SNUEP-FSU
Le
SNUEP-FSU
Appelle les enseignants et personnels d’ÉDUCATION des LP, SEGPA et EREA
à la Grève
unitaire MARDI 18 MARS 2003
et leur
demande de s’associer massivement aux manifestations qui seront organisées
dans leur académie
|
ASSISTANTS
D'ÉDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE : UNE COHÉRENCE INQUIÉTANTE
(texte
présenté par les CPE du SNUEP-FSU)
En
dépit de l’opposition de la quasi-totalité de la communauté éducative,
le gouvernement maintient son projet de loi sur les assistants d’éducation
et entend le faire voter à l’assemblée nationale le 19 mars.
Le
projet présenté répond à un double objectif :
Un
premier objectif vise à faire des économies d’échelle : En faisant
travailler les assistants d’éducation plus et pour un salaire inférieur à
celui des MI-SE.
Un
second objectif, plus ambitieux, concerne l’ensemble du système éducatif
et son éclatement programmé. Les décentralisations à venir ont pour
finalité de casser l’Éducation Nationale pour en faire des entités
régionales, voire départementales, dépendantes des pouvoirs locaux,
sujettes à des pratiques clientélistes.
Un
exemple concret : Comment sont effectuées les financements des écoles
dans les communes ? Les différences varient
dans un rapport de un à dix !
Plusieurs
collectivités territoriales se sont proposées d’expérimenter dans l’éducation
la gestion des établissements (CO-psy, ATOS) ; certaines l’ensemble de
la formation professionnelle ; pourquoi pas d’autres, la vie scolaire,
les CDI…?
FAEN,
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNEF
APPEL
A LA GRÈVE LE 18 MARS
Le
gouvernement continue à n’apporter aucune réponse aux revendications
exprimées par l’ensemble des personnels à travers les nombreuses
actions conduites depuis la rentrée. Bien plus, les gels de crédit récemment
annoncés viennent aggraver la situation et, en dépit de l’opposition
manifestée par la quasi totalité de la communauté éducative, le
gouvernement maintient son projet de loi sur les assistants d’éducation et
entend le faire voter par l’Assemblée Nationale dès le 19 mars. La précarité
ne cesse de croître.
La
politique régressive concerne l’ensemble du système éducatif, de la
maternelle à l’université, et de la recherche publique ; elle aggrave
les conditions de travail de tous et compromet l’avenir des enfants et des
jeunes.
C’est
pourquoi les organisations soussignées ont décidé d’appeler le 18 mars
l’ensemble des personnels à une nouvelle journée de grève et de
manifestations avec une manifestation nationale des MI-SE et Aides Educateurs :
·
pour d’autres choix budgétaires
permettant d’améliorer le service public d’éducation, de conduire tous
les jeunes à la réussite scolaire et de répondre aux besoins de la
recherche publique ;
·
pour une programmation pluriannuelle
permettant les recrutements nécessaires pour faire face aux départs en
retraite prévisibles ; pour la formation initiale et continue de tous
les personnels et le développement des IUFM ;
·
pour la résorption de la précarité ;
·
pour le retrait du projet de loi sur
les assistants d’éducation et une véritable négociation pour que soit amélioré
le statut des MI-SE, pour que soient reconnues, professionnalisées, transformées
en emplois statutaires les missions nouvelles mises en place par les Aides
Educateurs et pour que des solutions soient offertes aux actuels AE ;
·
pour le maintien des missions et de
tous les personnels de l’éducation et de la recherche publique, notamment
ATOSS, Conseillers d’Orientation Psychologues…, dans la Fonction Publique
d’Etat.
Nous
appelons l’ensemble des personnels à agir pour que le service public d’éducation
soit la priorité de la nation. Ce sont d’autres choix, d’autres
orientations et d’autres ambitions qu’il faut pour les jeunes et le
service public, afin notamment de combattre l’exclusion et les inégalités
et de permettre un développement économique et social fondé sur la justice,
la solidarité, l’accès de tous aux qualifications et à la formation.
Paris,
le 20 février 2003