Après la manifestation du 25 mai

Communiqué de presse  

Dans les 3 cortèges parisiens et les dizaines de manifestations en province, c’est plus d’un million de manifestants qui ont, une nouvelle fois, exprimé leur rejet des régressions sociales du gouvernement Raffarin.

Des manifestions déterminées, dynamiques et joyeuses où foisonnaient les pancartes et banderoles inventives sur lesquelles les nombres 37,5 annuités, 60 ans et 75% ainsi que les mots : retrait, non à la décentralisation, grève générale revenaient le plus souvent.  

N’entendant rien de ce déferlement, Fillon, droit dans ses bottes, affirmait, le soir du 25, qu’il ne négocierait pas.

S’il espérait que le 25 serait un sommet de la mobilisation, l’intransigeance du gouvernement, va en faire une nouvelle avancée vers la généralisation de la grève.

De nombreux secteurs vont s’engager dans la grève ou la reconduire : transports (SNCF, RATP, aériens, routiers...), la santé, la Poste, les éboueurs de Paris… Les tergiversations sur le moment le plus propice pour déclencher la grève dans tel ou tel secteur ne sont plus de mise.

Les jours pour sortir de la crise et gagner sont comptés, tout a été essayé, il n’y a pas d’autre alternative que le tous ensemble dans la grève générale pour imposer nos revendications et de véritables négociations sur de toutes autres bases.

A propos du conseil interministériel sur l’éducation du 27 mai, les personnels de l’Education Nationale, dont certains sont en grève depuis près de 2 mois, ne se contenteront pas de déclarations compassionnelles sur le métier d’enseignant, ni d’une application différée de la décentralisation. Dans l’enseignement professionnel les personnels réaffirment leurs exigences en matière d’éducation :

Le SNUEP appelle les personnels à :

Paris, le 26 mai 2003.
Le Secrétariat du SNUEP-FSU.